Biens culturels Arméniens : Les Turcs détruisent Ani

Biens culturels Arméniens : Les Turcs détruisent Ani
Selon le chercheur écossais Steven Sim repris par le site internet Virtual Ani (http://www.virtualani.org) ceux qui sont employés pour protéger le site historique arménien d’Ani la détruisent.

Pendant les années 1980 et 1990, quand le site entier d’Ani était sous le plein contrôle de l’Armée Turque, très peu de dégâts ont été faits suite aux activités de chasseurs de trésor.

C’était en contraste marqué avec la plupart des autres sites archéologiques en Turquie.

En 2004, suite à une décision du Ministère turc de la Défense la responsabilité du contrôle quotidien du site archéologique d’Ani est passé de l’Armée Turque au Ministère Turc de la Culture. L’effet immédiat fût qu’il était désormais possible de voyager à Ani sans avoir besoin d’un permis, qu’il était permis de photographier le site et seul un nombre symbolique de soldats patrouillait maintenant sur le site.

L’une des conditions mises par l’armée Turque avant ce changement était que des gardes civiles soient nommés afin de surveiller le site et remplacer les missions précédemment exécutés par des soldats. Ces gardes ne sont pas en réalité des employés du Ministère de la Culture parce que la tâche de garder Ani a été soustraité à une agence basée à Kars.

Toutes les gardes sont des habitants du village d’Ocakli, placé à l’extérieur des murs d’Ani.

La nuit ils usent de leur position d’autorité pour errer dans les ruines à volonté, creusant partout où ils pensent qu’un trésor puisse être caché. Les photographies suivantes montrent les dégâts qui ont été faits. Toutes ces destructions ont eu lieu entre août 2006 et août 2007.

Preuves photographiques

Il est probable que beaucoup plus de dégâts auront été faits que ce qui est dépeint ici. Dans de nombreux cas les preuves se trouvent dans de petites parties du site d’Ani peu visitées.

# Posté le jeudi 25 octobre 2007 06:43

Les eurodéputés ne mentionnent plus le génocide arménien

Les eurodéputés ne mentionnent plus le génocide arménien
Les eurodéputés ont décidé mercredi 24 octobre de ne pas demander à la Turquie de reconnaître le génocide arménien.

Ils appellent seulement Turcs et Arméniens à "un processus de réconciliation".

Au début des négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne en 2005, le Parlement européen avait souhaité que la reconnaissance du génocide par la Turquie soit un préalable à son adhésion. L’Union européenne n’avait, elle, jamais imposé cette condition.

L’an dernier, les eurodéputés avaient adouci leur position l’an dernier en écrivant noir sur blanc que la reconnaissance du génocide n’était pas un préalable à l’entrée dans l’UE. Mercredi, ils n’ont même pas utilisé le terme de génocide.

Relancer le processus de réforme

Dans une résolution, le Parlement européen "renouvelle son appel à la Turquie à faire des efforts sérieux et intenses pour résoudre les litiges en souffrance avec tous ses voisins (...) et notamment une discussion franche et ouverte sur les événements du passé".

Les amendements déposés notamment par les élus français de gauche comme de droite pour rétablir cet appel à la reconnaissance du génocide ont été rejetés.

Dans leur rapport de 2006, les eurodéputés avaient regretté le ralentissement du processus de réforme.

Les eurodéputés ont fait le choix de tester une nouvelle stratégie envers la Turquie en remplaçant leurs menaces et critiques habituelles par des encouragements au nouveau gouvernement turc qui s’est engagé à réformer son pays, particulièrement en matière de liberté d’expression.


# Posté le jeudi 25 octobre 2007 06:41

Exposition : Schavarch Missakian, un arménien du IXème arrondissement

Temps fort de la saison arménienne à Paris, la place Chavarche Missakian a été inaugurée le 11 avril face au square Montholon par Arpik Missakian et Bertrand Delanoë à l’initiative de Jack Bravo, maire du 9ème arrondissement.

L’occasion de se rappeler du nom du journaliste et fondateur de Haratch, qui fut l’une des figures déterminantes d’une époque durant laquelle le centre intellectuel de la diaspora arménienne se nichait dans une poignée de petites rues parisiennes...

Dans les années 1930 et jusqu’après guerre, les crieurs publics vendaient Haratch dans les rues du “quartier arménien” du IXe arrondissement de Paris. On pouvait aussi y croiser Schavarch Missakian qui, une fois son journal mis sous presse, allait prendre un café dans le restaurant de la rue Cadet où le portrait d’Antranig, héros de la résistance arménienne, côtoyait celui d’Ochagan, célèbre écrivain arménien. Dans la rue Richer, il y avait alors l’imprimerie Topalian. Deux librairies, celle des Barsamian et celle des Balouian, le siège du journal Zvartnots, celui du rédacteur en chef du journal Arévmoudk, l’appartement de Chavarch Nartouni - un écrivain de la nouvelle génération de Haratch.

Le IXe arrondissement a ainsi été le point d’ancrage d’une génération qui aurait dû se perdre, mais qui a perduré. Une de ses figures les plus marquantes, Schavarch Missakian, subsiste encore aujourd’hui à travers son journal, Haratch, repris par sa fille Arpik Missakian et envoyé chaque jour dans près de 2 000 foyers arméniens à travers le monde.

L’exposition du Nor Seround, parrainé par la mairie du IXème, permettra de suivre l’itinéraire de l’intellectuel dans le Constantinople de l’avant-1915, la clandestinité, le retour puis le voyage en 1ère République d’Arménie, et enfin l’exil, avec son arrivée à Paris où va se mettre en place un véritable quartier arménien - intellectuel, mais aussi commerçant -, l’aventure Haratch - qui a été sa grande œuvre - et la tentative, par une nouvelle génération d’écrivains, d’y créer un mouvement littéraire arménien « hors-sol ».

La F.R.A. Nor Seround, le mouvement qu’il avait créé dans le but de passer le témoin de la culture et de la cause arménienne aux générations futures, est toujours présent dans le IXe arrondissement où il est partie prenante de la vie de la cité. C’est pourquoi celui-ci s’associe aujourd’hui à la Mairie du IXe arrondissement de Paris dans l’hommage qui lui est rendu pour marquer sa reconnaissance à travers cette exposition, s’acquittant ainsi d’une infime partie d’une dette que les arméniens de diaspora devront éternellement à Schavarch Missakian.

Mairie du 9ème arrondissement

6, rue Drouot

75009 Paris

Métro : Richelieu - Drouot

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# Posté le jeudi 25 octobre 2007 06:40
Modifié le jeudi 25 octobre 2007 23:21

CDCA Belgique : Les arméniens de Belgique menacés par les loups gris

CDCA Belgique : Les arméniens de Belgique menacés par les loups gris
Dans la nuit du 21 octobre 2007, plusieurs centaines de manifestants turcs ou d’origine turque se sont rendus devant l’ambassade des Etats-Unis à Bruxelles et sont parvenus à arracher le drapeau américain en vue de le déchirer et de le brûler. Le projet du Congrès américain de reconnaître le Génocide des Arméniens et l’opposition des Etats-Unis à l’invasion de l’Irak par la Turquie sont très probablement à l’origine de cette manifestation déchaînée et non -autorisée.

Un journaliste indépendant d’origine turque qui filmait la manifestation, a été agressé par une vingtaine de turcs. « Mehmet Köksal » est membre du conseil de direction de l’association des journalistes professionnels de Belgique. La police était présente mais ne lui a pas porté assistance.

Vers une heure du matin, les ultranationalistes turcs, ont saccagé un café tenu par un arménien dans la commune de Saint-Josse-Ten-Noode ; là aussi sans aucune intervention policière malgré la présence de la police sur place bien avant le saccage du café. Encore une fois, nous tenons à souligner, que ce café a été la cible des loups gris uniquement parce qu’il appartenait à un arménien.

De plus, le Comité de Défense de la Cause Arménienne se doit d’insister particulièrement sur le fait que la police n’a procédé à aucune arrestation malgré l’agression du journaliste progressiste Mehmet Köksal et malgré le saccage du café tenu par un arménien.

Les faits sont indéniables, des provocations et des messages insultants, haineux et racistes envers la communauté arménienne ont été propagés et entendus. Selon l’article paru le mardi 23 octobre 2007 dans le journal « Le Soir » lors de l’attaque du café arménien, 10 , 20 , peut-être 30 personnes saccagent l’établissement aux cris de « Tuer-le c’est un Arménien ! ».

Des phrases poignardantes envers la communauté arménienne de Belgique qui se voit une fois de plus menacée par les ultranationalistes turcs de Belgique « Les Loups Gris », et ce, sans réaction et sans protection des autorités belges et des forces de l’ordre.

Depuis plusieurs années, la communauté arménienne de Belgique est continuellement confrontée à des actes et propos négationnistes. Un négationnisme d’Etat de la Turquie qui s’exporte en dehors de ses frontières et qui pénètre de plus en plus dans les esprits de la population d’origine turque et même dans les rangs de certains hommes politiques belges.

Le Comité de Défense de la Cause Arménienne de Belgique condamne avec la plus grande fermeté ces actes racistes envers la communauté arménienne de Belgique. Il appelle les autorités compétentes belges : à prendre toutes les mesures nécessaires pour que de tels événements à caractère xénophobes ne puissent plus se reproduirent ; à protéger physiquement les citoyens belges d’origine arménienne afin d’éviter un plus grand nombre de dégâts et de victimes.

Le Comité de Défense de la Cause Arménienne de Belgique

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# Posté le jeudi 25 octobre 2007 06:39

Le Premier ministre turc veut imposer sa règle du jeu à l'Arménie

Le Premier ministre turc veut imposer sa règle du jeu à l’Arménie



Dans une tribune libre publiée vendredi, le Premier ministre turc Tayyip Erdogan plaide pour le dialogue et la réconciliation avec l'Arménie au moment où un débat est engagé au Congrès américain sur une résolution qui qualifie de génocide les massacres d'Arméniens de 1915.

« Les efforts de récrire l'histoire des événements de 1915 par le consentement législatif et la diffamation des Turcs ne sont pas nouveaux au congrès des Etats-Unis. Mais les précédentes tentatives ont toujours été contenues au travers d'appui au congrès et dans les administrations présidentielles successives. Cette fois, il semble que la chambre des représentants peut être forcée à pencher en faveur de l'une des parties et émettre un jugement unilatéral sur une polémique historique qui est aussi controversée que complexe. La vérité est que les allégations arméniennes de génocide concernant les événements de 1915 n'ont pas été historiquement ou légalement justifiées ».

« Pendant que nous étudions des façons de traiter cette question douloureuse et de développer nos relations avec l'Arménie, nous ne pouvons pas vivre dans le passé. Notre offre sincère de dialogue et de réconciliation est sur la table », écrit Erdogan, dont l'article est publié dans l'édition européenne du Wall Street Journal.

« La prochaine initiative appartient à l'Arménie » ajoute-t-il.

M.Erdogan semble avoir oublier les propos de Robert Kocharian qui interrogé samedi 30 septembre 2006 à ce sujet, avait proposé la création d'une commission intergouvernementale « qui pourrait revenir sur toutes ces questions, y compris la création d'une commission d'historiens ».
# Posté le samedi 20 octobre 2007 03:30