AXA verse 1 million de dollars aux Associations Arméno-Françaises

AXA verse 1 million de dollars aux Associations Arméno-Françaises
Au cours d'une conférence de presse organisée, hier 19 novembre, à l'hôtel Crillon (Paris), les avocats américains Brian Kabateck et Vartkes Yeghiayan, en charge du dossier de recouvrement des fonds AXA dus aux arméniens spoliés durant le Génocide de 1915, ont remis à trois associations caritatives -UGAB, Croix Bleue et Fonds Arménien- 1 million de dollars sur les 17,5 millions attribués par la Justice américaine aux descendants des victimes. Cette somme redistribuée à 20 associations et organismes arméno-français sera complétée par la remise de deux autres millions distribués en décembre 2007 et janvier 2008.

Selon Brian Kabateck, associé du cabinet californien Kabateck-Brown-Kellner, « ces trois associations sont entièrement dédiées à la cause des Arméniens les plus démunis et se sont données pour mission de garder intactes la culture et les valeurs arméniennes. Nous savons que les fonds seront utilisés de façon la plus pertinente et espérons que des milliers d'Arméniens pourront en bénéficier parmi les 500 000 Franco-Arméniens établis sur le sol français ».

Les fonds de ce premier versement ont été répartis comme suit :

1) L'UGAB recevant un chèque de 400 000 dollars prend en charge la redistribution à :

Soup Kitchen - 50 000 $
Librairie et Bibliothèque - 50 000 $
Femmes Solidarité Courage - 50 000 $
ADL Paris / Institut Tchobanian - 50 000 $
École Tebrotzassère - 100 000 $
Ayp Fm
Radio Arménie
France-Arménie
Nouvelles d'Arménie - 100 000 $

Remise du chèque à Denis Ketchedjian, Président de l'UGAB France et Alexis Govciyan, membre du Conseil d'administration

2) La Croix Bleue recevant un chèque de 400 000 dollars prend en charge la redistribution à :

Croix Bleue Paris - 50 000 $
HOM Bulgarie - 50 000 $
HOM/ Hamaskaine Bulgarie - 50 000 $
Hamaskaine Paris-Erevan - 50 000 $
Hamaskaine Marseille - 50 000 $
France Karabagh - 50 000 $
Nor Seround - 50 000 $ (Arménie, Shoushi et Spitak)
Chene - 50 000 $ ( Nerkin Pazmapert, Yernidjan)

Remise du chèque à Hélène Merdjanian, Présidente de la Croix Bleue des Arméniens de France

3) Le Fonds Arménien de France (Himnadram) recevant un chèque de 200 000 dollars prend en charge la redistribution en Arménie à :

École de Gandzakar - 50 000 $
École de Khastarak - 50 000 $
Hôpital Chambarak - 100 000 $

Remise du chèque à Pierre Terzian, Président du Fonds Arménien de France qui, remerciant et félicitant les avocats pour leurs « efforts extraordinaires et leur contribution à la grande cause du Génocide », indiqua que peu de personnes savaient que « la moitié de la population vivant actuellement en Arménie est descendante des survivants du Génocide ».


Processus

Plus de 80 associations et organismes avaient déposé leurs candidatures au CCAF et par leur propres moyens dans le cadre défini par les cabinets d'avocats américains et par AXA. Le CCAF jouant le rôle strict de coordinateur dans la collecte des dossiers et leur transmission aux trois avocats, indique qu'il a « veillé scrupuleusement à ce que tous les projets même les moins éducatifs et humanitaires soient transmis sans aucun commentaires ni remarques ».

Il faut savoir que l'ensemble des projets présentés affiche la somme globale de 20 millions de dollars, tandis que l'offre est de 3 millions à terme.

Les Avocats

Brian Kabateck, Vartkes Yeghiayan et Mark J. Geragos sont les seuls avocats américains qui aient mené avec succès des poursuites relatives au Génocide Arménien. En 2004, ils ont obtenu l'attribution de 20 millions de dollars de la New York Life Insurance Company et ont engagé des poursuites contre la Deutsh Bank, l'accusant d'avoir « pillé » les biens des arméniens durant le Génocide. Dans cette dernière affaire, les avocats se disent « très déçus par la banque allemande, mais poursuivront l'action engagée, coûte que coûte.

Concernant la France, Brian Kabateck a tenu a rappeler que le règlement amiable obtenu de la part d'AXA a largement été facilité grâce aux résolutions françaises reconnaissant le Génocide Arménien et la loi anti-négationniste adoptée par l'Assemblée nationale.

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# Posté le mardi 20 novembre 2007 04:14

Le négationnisme récompensé en Turquie

Le négationnisme récompensé en Turquie
Le devoir d'un étudiant d'une université qui rejette les revendications arméniennes concernant le génocide de 1915 a gagné une compétition intitulée « la Psychologie, la Sociologie et les aspects légaux de la question arménienne : Réflexions sur les sociétés et les mesures à prendre » organisé par Université Gazi.

La cérémonie de récompense a eu lieu mercredi 31 octobre à l'Université. La cérémonie était organisée par le Centre de recherches sur l'histoire des Réformes et des Principes d'Atatürk de l'Université.

Parmi les invités à la cérémonie étaient présents Meral Aksener, la député MHP ancienne ministre de l'intérieur qui avait insultait les Arméniens en qualifiant le leader du PKK Öcalan de « sperme arménien », Onur Oymen député du CHP, le recteur de l'Université de Gazi, le Professeur Kadri Yamaç et le Professeur Have Sivgin du centre.

Le jury de huit universitaires a choisi Mustafa Arikan comme vainqueur. Etudiant de troisième cycle en histoire son devoir est intitulé « une petite note en marge de la question arménienne » et dans lequel il déclare que la relocalisation obligatoire des arméniens en 1915 était une nécessité pour l'Empire d'Ottoman : « parce que, dans la coopération avec l'ennemi, les Arméniens ont tué des musulmans derrière le front. Le repeuplement obligatoire, dans ce sens, était une sorte « d'autodéfense » » a-t-il dit. « La quantité des Arméniens qui ont été soumis au repeuplement ou la question du nombre de morts ne sont pas un sujet de questionnement. Parce que, les gouverneurs de la période qui ont été jugés à Malte juste après la Première guerre mondiale sur cette question du repeuplement obligatoire des Arméniens ont été acquittés ».

Pour Mustafa ArKan les archives ne donnent aucune preuve sur le génocide arménien. « Les charniers massives que l'on s'attend à constater à cause du supposé génocide n'ont pas été trouvées malgré tout le travail intensif. De là, il n'y a aucun témoignage « réel » qui soutient les allégations arméniennes à part les livres publiés pour des buts de propagande pendant la guerre » a-t-il dit dans son papier. Il ajoute que la question arménienne, qui est apparu à l'ordre du jour en raison de la faiblesse politique des Turcs, peut seulement être résolue en étant puissant en politique et bien sûr économiquement et militairement » a-t-il conclu.

La député Meral Aksener a déclaré pour sa part lors de la cérémonie que la diaspora arménienne reçoit des bénéfices sociaux et matériels à tenir la question arménienne à l'ordre du jour. « Je peux comprendre leurs motivations. Les Arméniens vivant en France et aux Etats-Unis peuvent seulement tenir leur identité et cultures dans l'unité aussi bien qu'influencer le lobby politique du pays qu'en maintenant la question arménienne et leur haine vivante. Cela a du sens. Mais je ne peux pas comprendre l'attitude des Etats-Unis. Je ne peux pas comprendre pourquoi les Etats-Unis nous lèsent-ils ? » a déclaré l'ancienne ministre qui a ajouté « les Etats-Unis pourraient-ils employer la question arménienne comme une menace contre la Turquie pour créer une raison pour que notre pays reconnaîsse la structure qui est apparu en Irak du nord ? Cela a du sens. Tout cela pourrait se vérifier ».

La psychiatrie a de beaux jours devant elle en Turquie.
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# Posté le mardi 13 novembre 2007 06:56

Yeux et oreilles arméniens sur le vote américain sur le génocide

Yeux et oreilles arméniens sur le vote américain sur le génocide
Extraits

Par AVET DEMOURIAN, Correspondant de l'Associated Press

Vendredi 19 octobre

EREVAN, Arménie - Les sujets de conversation ces derniers jours dans le salon de beauté Anahit Deluxe d'Erevan ne sont pas seulement ceux concernant les coiffures, le commérage de célébrité ou l'arrivée de l'hiver - c'est aussi de savoir si le Congrès américain reconnaîtra que les meurtres d'Arméniens pendant la première guerre mondiale par les Turcs Ottomans était un génocide.

« Si cela passe, je traiterai toutes mes petites amies et mes clients du jour avec douceur » déclare la propriétaire du salon, Anait Gezalian.

A des milliers de kilomètres de Washington, la résolution de la Chambre américaine No 106 est le sujet de conversation de la ville d'Erevan et du reste de cette ancienne république Soviètique.

La jubilation a suivi l'approbation par la Commission des Affaires étrangères de la Chambre de la résolution le 10 octobre, avec des députés arméniens faisant une longue ovation à leurs homologues américains tandis qu'un journal progouvernementale titrait : « la justice historique est rétablie ».

Les sentiments se sont calmés depuis, car le destin de la résolution est maintenant en question.

À Erevan, où le boom de la construction apporte des magasins occidentaux, des boîtes de nuit tapageuses et des restaurants chics, les arméniens observent de près les événements au travers des nouvelles de la télévision et de la presse, par Internet et avec l'aide d'une diaspora forte de plus d'un million de personnes aux Etats-Unis.

« Le destin de la résolution est incertain » a déclaré un journal. « Les membres du congrès regrettent qu'ils aient voté pour la résolution » annonce un autre. Un autre publie la liste des députes pro ou contre la résolution.

« Combien de temps la Turquie peut-elle faire chanter Washington, menacer les relations, effrayer et cetera ? » demande Karen Vartazarian, un designer sur le web de 28 ans.

« Nous sommes convaincus que la Chambre des Représentants prendra une juste décision et n'abandonnera pas les valeurs démocratiques sur lesquelles sont fondés les Etats-Unis » déclare Arpi Vartanian, directrice régionale de l'Assemblée Arménienne d'Amérique.

Après les années de déception, subissant l'isolement, beaucoup d'arméniens ne comptent pas sur un vote par le Congrès.

« A plusieurs reprise la reconnaissance du génocide été promise et à plusieurs reprises (la promesse) elle n'a pas été accompli. (Mais) on peut vivre sans cela » déclare Artem Yerkanian, un commentateur de la chaîne d'état Shant.
# Posté le vendredi 09 novembre 2007 05:17

Loyola lance un programme sur les génocides grâce à une donation

Loyola lance un programme sur les génocides grâce à une donation
La Faculté de droit de Loyola a annoncé le lancement d'un programme d'études sur les génocides grâce à un don de 100000 $ d'anciens étudiants Mark J. Geragos et Brian S. Kabateck suite à leur combat contre les compagnies d'assurance-vie ayant conservé les polices des bénéficiaires suite au génocide arménien.

Rejoint par Vartkes B. Yeghiayan, Geragos, diplômé de Loyola en 1982 et Kabateck, diplômé en 1989, ont présenté le chèque au Doyen de Loyola David W. Burcham et au professeur Stanley A. Goldman et ont annoncé la fondation du Centre pour l'Étude de la Loi et des Génocides lors d'une conférence de presse sur le campus de l'école.

Kabateck a dit que la donation représente le coût de la construction d'un centre pour l'étude des génocide dans le monde entier du génocide arménien à l'Holocauste jusqu'à ce qui se passe actuellement dans la région du Darfur au Soudan.

Le professeur Stanley A. Goldman a cité l'exemple de Raphael Lemkin, un avocat polonais d'origine juive dont l'intérêtsur sur la situation critique des Arméniens a mené à créer le terme de “génocide” en 1943 et à faire pression sur la Société des Nations pour criminaliser une telle conduite avant la Deuxième Guerre mondiale. Il a ajouté que le programme étudiera le crime pour améner les criminels devant les tribunaux et pourvoir aux victimes les réparations.

« Le Génocide est un concept du 20ème siècle » a-t-il dit « mais le meurtre de groupes est aussi vieux que le monde ».

Les trois avocats arméno-américains ont tenu à préciser que leur prochain combat était contre la compagnie d'assurance Victoria, le Deutsche Bank et la Dresdner Bank.
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# Posté le vendredi 09 novembre 2007 05:14

La victoire d'un petit lobby

Constance Bensussanet

Thomas Grjebine

étudiants en 3e cycle à Sciences-Po.

QUOTIDIEN : lundi 5 novembre 2007

LIBERATION

L'adoption le 10 octobre dernier par la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants d'une résolution reconnaissant le génocide arménien de 1915 bouscule certaines idées sur les rapports de force à Washington. Le petit lobby arménien sera-t-il en mesure d'imposer au président Bush une prise de position à laquelle l'administration américaine s'est toujours formellement opposée ? Ce faisant, le lobby arménien pourrait faire échec aux intérêts du lobby pétrolier et à plusieurs compagnies d'armement américaines dont les investissements sont aujourd'hui menacés en Turquie. Le gouvernement turc n'a pas hésité, depuis août 2006, à dépenser près de 300 000 dollars par mois pour financer une campagne de lobbying contre la reconnaissance du génocide arménien. De surcroît, le lobby turc, l'American-Turkish Council, compte en son sein des entreprises comme Boeing, les plus importantes entreprises d'armement américaines et des compagnies pétrolières comme BP ou Chevron. Au contraire, douze personnes seulement travaillent à temps plein pour le principal lobby arménien.

Le cas arménien montre qu'un groupe ethnique n'a pas besoin d'avoir d'importantes sommes d'argent pour être puissant à Washington. Ce succès du David arménien n'est pas le premier. Les lobbies arméniens ont réussi à maintenir une législation qui empêchait l'octroi de fonds fédéraux à l'Azerbaïdjan, pays pétrolier important mais ennemi juré de l'Arménie. Malgré l'opposition de l'administration présidentielle et des compagnies pétrolières.

Les groupes d'intérêt arméniens privilégient l'action au niveau local, en négociant avec des candidats leur soutien contre des voix. On estime à un million la population d'origine arménienne aux Etats-Unis, mais elle est concentrée dans quelques Etats de poids, comme la Californie, le Massachusetts, New York ou le New Jersey. Au Congrès, les lobbies arméniens ont réussi à bâtir un puissant groupe d'amitié, un « Congressional Caucus » (1), qui réunit aujourd'hui cent cinquante-cinq membres. A titre de comparaison, le caucus turc ne compte que trente-huit membres, le « Black Caucus » quarante-deux, et le « Spanish Caucus » vingt membres. L'appartenance au caucus est presque automatique pour un élu issu d'un Etat avec une forte concentration d'Arméniens.

Les lobbies font partie intégrante de la démocratie américaine : ce sont des citoyens américains qui agissent dans le cadre strictement légal de la démocratie. Le Congrès américain répond plus aux préoccupations de ses électeurs qu'aux revendications de lobbies étrangers qui s'appuient sur leurs moyens financiers et non sur la démocratie américaine.

(1) Caucus désigne le rassemblement de militants politiques locaux d'un parti pour désigner son candidat pour la présidentielle.

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# Posté le mardi 06 novembre 2007 16:12